mardi 16 mai 2017

La vraie histoire du MP3

Suite à cet article de The Next Web annonçant la mort définitive du MP3, le Fraunhofer Institute ayant décidé de mettre fin à son programme de licence, je republie une enquête parue en 2006 sur mon blog d'alors, qui restituait la véritable origine (essentiellement française) de cette technologie de compression audionumérique.




Digital Jukebox | Vendredi 19 Mai 2006

C'est à tort que l'on attribue communément la paternité de la technologie MP3 au Fraunhofer Institute en Allemagne. En réalité, il n'a contribué que très marginalement à la troisième couche de la norme internationale MPEG Audio, dont les deux premières couches et une portion de la troisième doivent beaucoup plus aux recherches algorithmiques d'un laboratoire français commun à TDF et France Telecom qui n'existe plus en tant que tel aujourd'hui : le CCETT. C'est à l'occasion d'un reportage réalisé en Bretagne que j'ai retrouvé la trace de l'un des pères français du MP3.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque la revue bretonne Résonnance, qui me commandait il y a deux mois un reportage sur la manière dont les acteurs régionaux de la filière musicale vivaient, à leur échelle, la révolution Internet, m'a demandé de prévoir un encadré sur le thème : « La Bretagne, berceau du MP3 ». Certes, la Bretagne, terre de traditions vivantes, est aussi une terre d'innovation, qui héberge de nombreux laboratoires de recherche publics et privés et des dizaines de milliers de chercheurs. Sauf que dans mon esprit, le MP3 avait vu le jour dans les laboratoires du Fraunhofer Institute à Hanovre, en Allemagne. C'est du moins ce que dit l'histoire officielle de cette technologie de compression audionumérique née au début des années 90, qui devait bouleverser par la suite toute l'industrie musicale.

Mon premier réflexe a été de rechercher la trace d'un laboratoire de R&D de Thomson dans les environs de Rennes Atalante (technopole régionale réputée), sachant que cette compagnie française avait été associée aux travaux du Fraunhofer Institute dans le développement de la fameuse norme ISO Mpeg1 - Layer III. Mais de requêtes Google en coups de téléphone à Paris et en province, à la recherche du nom d'un chercheur français ayant participé à cette aventure, j'ai dû me rendre à l'évidence. Ce n'était pas du côté de Thomson qu'il fallait chercher, mais du CCETT (Centre commun d'études sur les télédiffusions et les télécommunications) : un centre de R&D commun à TDF et à France Télécom, qui n'existe plus en tant que tel aujour'd'hui.

C'est finalement chez TDF, à Cesson-Sévigné près de Rennes, que j'ai pu joindre par téléphone Yves-François Dehéry, dont j'avais déniché le nom dans un article de Wikipedia sur l'histoire du MP3. Aujourd'hui responsable chez TDF de la propriété intellectuelle des brevets développés au sein du CCETT, celui qui fut l'un des grands alchimistes de la technologie MP3 s'est fait un plaisir, vous imaginez bien, de restaurer sa part de vérité.

ASPEC vs. MUSICAM 

"A l'époque, nous travaillions dans le cadre du programme européen EUREKA sur le projet de radio numérique DAB [Digital Audio Broadcast, ndr] qui visait à développer un système de diffusion sonore numérique pour remplacer la FM. Deux algorithmes étaient en compétition : l'ASPEC [Adaptive Spectral Perceptual Entropy Coding, ndr], développé par Thomson et le Fraunhofer Institute et Musicam [Masking Pattern Adapted Universal Subband Integrated Coding and Multiplexing, ndr], que nous avions développé avec Philips et l'IRT [Institut für Rundfunktechnik, ndr]", m'a d'abord expliqué Yves-François Dehery. Les deux algorithmes furent proposés à l'ISO (Organisation internationale de normalisation) en vue de contribuer à la normalisation de la norme MPEG Audio. "Musicam était beaucoup plus avancé et a été choisi pour sa simplicité, sa résistance aux erreurs et une moindre exigence en puissance de calcul", a poursuivi le chercheur français. "Des tests très détaillés ont été menés, sur la qualité audio comparée à différents niveaux de compression, sur l'architecture du décodeur et le nombre de transistors nécessaires, sur la granularité des algorithmes, c'est à dire la capacité à faire du copier-coller audio, et sur la robustesse aux erreurs de transmission". Musicam, qui introduisait l'idée d'un découpage en plusieurs couches algorithmiques, fut finalement retenu pour constituer les niveaux 1 et 2 de la norme MPEG 1 Audio, qui fut approuvée en septembre 1991.

"Autour de la table, il y avait quantité d'ingénieurs qui étaient très frustrés, et des compagnies américaines comme Apple, IBM et consorts qui faisaient vraiment grise mine", m'a raconté Yves-François Dehery. "Hans-Georg Mussman, qui présidait le groupe d'experts, m'a dit : "C'est très bien pour Philips, TDF, France Telecom, l'IRT et Matsushita [qui a aussi contribué au projet Musicam, ndr], mais il faut donner un peu de grain à moudre aux autres". Je lui ai alors personnellement proposé de rajouter un niveau de compression plus élevé et de relancer un complément de normalisation, à condition que soient reconnue la base des niveaux 1 et 2 de Musicam. Ce n'était pas très bon pour la transmission, qui était alors notre préoccupation principale, mais ça ne posait pas de problème pour le stockage."

Des Français présents jusque dans le niveau 3 

Tout le monde tombera finalement d'accord pour introduire dans cette troisième couche la méthode de codage entropique issue de l'algorithme ASPEC, qui avait été retoquée pour s'être révélée trop sensible aux erreurs de transmission. En revanche, aucune technologie américaine ne sera retenue, mais le CCETT et Philips contribueront une nouvelle fois à l'élaboration du troisième niveau de la norme MPEG Audio, avec l'apport d'un nouvel algorithme de « joint-stereophoning », qui permettait de reproduire de manière artificielle une stéréophonie de très bonne qualité. "A la surprise des ingénieurs, qui n'y croyaient pas, le nouvel algorithme à trois niveaux se comportait bien mieux. Il fallait du 192 Kbits pour obtenir un son de qualité avec Musicam, alors qu'en ajoutant la couche 3 aux deux premières, on pouvait se contenter de 128 Kbits voire de 96 Kbits", reconnaissait Yves-François Dehery lors de notre entretien. "Mais nous n'avons donné notre accord à cette troisième couche que parce qu'elle respectait la structure binaire de Musicam et l'obligation d'en utiliser les couches 1 et 2".

De fait, la contribution du Fraunhofer Institute aura été assez marginale, si ce n'est qu'on lui doit l'invention de l'extension de fichier .mp3 et l'apport d'un algorithme de codage entropique dans la couche 3. "Je peux vous certifier que TDF touche beaucoup plus de droits sur les brevets du MP3 que n'importe qui d'autre, qu'il s'agisse de Thomson ou du Fraunhofer Institute", m'a affirmé celui qui est aujoud'hui responsable de la propriété intellectuelle du groupe français. On peut seulement regretter que ce « cocorico » tardif ne parvienne pas à masquer toutes les bonnes raisons que nous avons de nous interroger sur le fait que le fruit de ces recherches, financées entièrement sur fonds publics français et européens pour ce qui concerne le MP3 - sauf optimisation ultérieure des algorithmes dans les universités américaines -, ait essentiellement profité à l'industrie américaine. Somme toute une assez vieille rengaine...

mardi 9 mai 2017

Les "earnings" de Pandora, l'investissement de KKR

Avec un chiffre d'affaires en hausse de 6 % sur un an au premier trimestre 2017, à hauteur de 316 millions de dollars, le service de radio musicale interactive américain Pandora ne casse pas des briques. Mais c'est dans les détails que se nichent les raisons qui ont probablement convaincu le fonds KKR d'investir 150 millions de dollars dans la compagnie.

mercredi 29 mars 2017

At SeaNaps festival in Leipzig, naps and currency will be electronic

Can blockchain technologies revolutionize the festivals' economy and make it more participative and distributive? This is what plans to experiment the SeaNaps festival in Leipzig next September.

The SeaNaps festival will take place next September in Leipzig, Germany. It's a variation of Les Siestes Electroniques festival born in Toulouse, France. "Their team will provide half of the artistic programming and we will find many distinctive aspects of their festival in our own," says Maxime Faget, a French expatriate in Leipzig and co-founder of the Habeatus association, created to launch the project.

vendredi 24 mars 2017

Retour sur les Etats généraux du Prodiss

Au mois de novembre dernier se tenaient les Etats généraux du développement organisés par le Prodiss ( Syndicat des producteurs de spectacles, diffuseurs, salles et festivals de musiques actuelles). L'occasion de revenir sur les transformations qu'a subi la filière musicale ces quinze dernières années et sur les enjeux à venir. Des enjeux qu'on ne perçoit pas toujours. "Qui dit streaming dit disparition de la copie privée", déclare par exemple Pascal Nègre, ancien président d'Universal Music France, soulignant que disparaitra là une source d'aide à la création musicale non négligeable, de l'ordre de 25 millions d'euros par an.

La montée en puissance du streaming soulève d'autres questions, a indiqué Pascal Nègre : "La moitié du streaming, c'est de l'international, alors que les deux tiers des ventes de disques sont [des productions] françaises". A quoi s'ajoute que la moitié des écoutes porte sur du fond de catalogue. Conclusion : "Dans le développement du streaming, il est clair que la nouveauté française ne va pas être économiquement mise en valeur",

Autre constat : le rap et l'électro dominent les classements du streaming. A eux deux, il représentent plus de 70 % des 200 titres les plus écoutés. Pourquoi ?, demande Pascal Nègre. Parce ce que ce sont surtout les jeunes qui ont le temps d'écouter quatre heures de musique par jour, quand leurs parents n'en écoutent que quatre heures par semaine. Résultat : "Les plateformes de streaming mettent surtout en avant la musique écoutée par les mômes".

Les Etats généraux du développement se sont déroulés le 28 novembre 2016 à l’Assemblée nationale, et ont rassemblé 100 personnalités issues des Industries Culturelles et Créatives qui ont débattu et réfléchi collectivement aux besoins et défis du secteur. En pleine campagne présidentielle, au cours de laquelle on entend peu parler de politique culturelle (mais entend-on parler seulement de politique ?), retour en vidéo sur l'événement avec la table ronde #3, consacré à l'horizon prospectif 2017 - 2022.

Etats Généraux 2016 - Table Ronde #3 from PRODISS on Vimeo.

Voir les autres vidéo disponibles.

mercredi 8 mars 2017

Au SeaNaps, les siestes et la monnaie seront électroniques

Les technologies de blockchain peuvent-elle révolutionner l’économie des festivals, et la rendre plus participative et distributive ? C’est ce que projette d’expérimenter le SeaNaps à Leipzig en septembre prochain.

Le festival SeaNaps, qui se déroulera au mois de septembre prochain à Leipzig, en Allemagne, est une déclinaison des Siestes électroniques nées à Toulouse. A Leipzig, la musique ne sera pas la seule composante électronique du festival SeaNaps. Tous les échanges marchands qui auront lieu dans le cadre du festival se feront de préférence avec une crypto-monnaie créée pour l’occasion — le LIP — et indexée sur l’euro, afin d’éviter toute fluctuation. "Nous voulons expérimenter concrètement les opportunités offertes par la technologie de blockchain dans le domaine de l’innovation culturelle" explique Maxime Faget, un Français expatrié à Leipzig et l'un des porteurs du projet.

Lire l'intégralité de mon article sur le site de l'IRMA

jeudi 2 mars 2017

SXSW 2017 mis en playlists par Spotify

Avec ses plus de 2000 artistes en showcase, le festival SXSW, rendez-vous incontournable des professionnels de la musique comme des geeks en tout genre, est un vrai casse-tête pour les dénicheurs de nouveaux talents. L'édition 2017 se tiendra comme chaque année à Austin, Texas, du 10 au 18 mars prochain.

Le festival met lui même en avant un peu plus de 200 artistes qui seront présents cette année dans une playlist postée sur sa chaîne Youtube. Un peu livré en vrac. Comme au temps de l'archive BitTorrent qu'on pouvait télécharger lors des premières éditions, des fichiers MP3 postés par les artistes programmés sur le site Web de SXSW. Pas très autorisé à l'époque, mais toléré.

mercredi 1 mars 2017

The French music market boosted by the growth of streaming

The music industry is the first to move from an economy of property to an economy of access. The intellectual property rights of music have not disappeared. They are still exploited. What disappears is the consumer's attachment to the property of a physical medium.

Music downloads, which attempted to transpose this notion of ownership of a container that guarantees access to its content in the digital environment, is dying slowly. With a further 22% drop in revenues last year in France, according to figures released by the SNEP, it's weighted less than 20% of digital trade sales in value, against nearly 80% for streaming, which increased by 37% in value over the period.

mardi 28 février 2017

Le marché de la musique français dopé aux hormones de croissance du streaming

L'industrie musicale est la première à passer d'une économie de la propriété à une économie de l'accès. Les droits de propriété intellectuelle de la musique n'ont pas disparu. Ils sont toujours exploités. Ce qui disparaît peu à peu, c'est l'attachement du consommateur à la propriété d'un support physique.

Le téléchargement, qui a tenté de transposer cette notion de propriété du contenant garante de l'accès au contenu dans l'environnement numérique, est en train de mourir de sa petite mort. Avec une nouvelle baisse de ses revenus de 22 % l'an dernier en France, selon les chiffres publiés ce matin par le SNEP, il rapporte de moins en moins aux labels et maisons de disques : moins de 20 % du chiffre d'affaires de gros du numérique en 2016, contre près de 80 % pour le streaming, qui a progressé de 37 % en valeur sur la période.

lundi 27 février 2017

My major is rich

Avec un chiffre d'affaires en hausse de 9,4 % lors de son dernier exercice clos en septembre 2016 (13 % à taux de change constant), la maison de disques Warner Music entamait une percée remarquable : 280 millions de dollars de mieux qu'en 2015 ! Son bénéfice net, de 30 millions de dollars sur la période, succédait à de lourdes pertes enregistrées les années précédentes (88 millions de dollars en 2015 ; plus de 300 millions de dollars en 2014). La percée de la plus petite des majors s'est confirmée au dernier trimestre de l'année : avec des revenus toujours en progression de 8 % par rapport au dernier trimestre 2015.

jeudi 23 février 2017

Tyrannie du choix : les stratégies d'évitement du playlisteur



On se plaint souvent que les algorithmes nous enferment dans une logique d'écoute musicale qui ne favorise pas vraiment la diversité et la prise de risque. C'est bien expliqué dans cet article. Je constate pour ma part qu'on n'a pas besoin des algorithmes pour s'enfermer tout seul dans des réflexes un peu pavloviens.

mercredi 22 février 2017

Ma playlist la plus virale sur Spotify


Avec 327 abonnés au compteur, mon Best Of Ben Harper est ma playlist la plus virale sur Spotify. Comme je ne l'ai pas encore publiée ailleurs (grâce à Soundsgood, vous pouvez désormais l'écouter sur d'autres plateformes de streaming), je n'ai pas testé tout son potentiel. En général le nombre d'abonnés à mes playlists Spotify se compte sur les doigts d'une main.

mardi 21 février 2017

Portrait musical de l’ultra-prolifique Zappa



C'est une entreprise assez périlleuse de vouloir dresser le portrait musical de l’ultra-prolifique Frank Zappa, lorsqu'on sait qu'il affiche une bonne soixantaine d’albums au compteur, si l’on considère ses nombreux disques live et posthumes : de Freak Out (1966) à One Size Fitz All (1975), de Hot Rats (1969) à Apostrophe (1974), ou de Zoot Allures (1976) à Sheik Yerbouti et Joe’s Garage 1, 2 et 3 (1979), sans oublier l’incontournable live Zappa in New York (1978), pour n’en citer que quelques uns parus de son vivant.

lundi 13 février 2017

Tribulations d'un consommateur de streaming

Écouter de la musique enregistrée n'a pas toujours un coût pour l'auditeur, mais les créateurs, éditeurs, interprètes, producteurs et autres ayant droit de cette musique sont toujours supposés percevoir une compensation.

Cette compensation provient de la licence légale à la radio, des droits d'exécution publique que perçoivent les sociétés de gestion collective auprès de chaînes de télévision et des FAI, de ceux qui sont collectés auprès des lieux sonorisés (bars, restaurant, commerces, clubs...), et bien sûr, pour ce qui est de l'écoute dans un cadre privé, de la vente de disques et de musique en téléchargement, ou du streaming.

Dot Blockchain Music: the overall technical architecture


Presented by Chris Tse, Tech Lead of the dotBC Open Source Project. 

In this talk, Chris covers how the dotBC open source project combines blockchain nodes, cloud gateways, semantic graph, and a new file format called .bc to form a decentralized interoperability framework for the music ecosystem. Recorded on February 7, 2017 in New York City.

Slides are available at: https://speakerdeck.com/christse/dotb...

vendredi 10 février 2017

To read list of the week #1

US Music Industry Report 2016 - BuzzAngle Music

Il y a eu plus de diffusions de chansons au quotidien sur les plateformes de streaming audio et vidéo américaines en 2016 (1,2 milliard en moyenne) qu'il ne s'en est vendu en téléchargement sur toute l'année (734 millions), souligne BuzzAngle Music dans son dernier US Music Industry Report 2016, paru début janvier. Le nombre de streams audio a franchi la barre des 250 milliards sur l'ensemble de l'année. Un chiffre en hausse de 82,6 % sur un an.

Digital Music Outlook 2016 - Statista

Selon les projections publiées par Statista sur l'évolution du marché numérique de la musique dans son Digital Music Outlook 2016, les revenus globaux du streaming, gratuit et payant confondus, devraient connaître une taux moyen annuel de croissance supérieur à celui du nombre d'utilisateurs sur la période 2016 - 2021.

Internet Radio Trends Report 2015 - XAPP Media

Le marché de la publicité audio sur Internet est à peine émergent et promis à une bel avenir. Il pourrait peser 4 milliards de dollars aux Etats-Unis en 2017, selon XAPPmedia, webradios, radio interactive et streaming à la demande confondus, contre 2 milliards en 2014. Avec l'élargissement de l'audience du streaming et la progression du nombre d'heures d'écoute, l'inventaire publicitaire croît.

Worldwide Independent Market Report - WIN

La part de marché des labels indépendants de musique est généralement évaluée en part "distributeurs", ce qui ne reflète pas la réalité de leur poids économique réel, plus de la moitié d'entre eux (52 %) étant distribués par des majors ou des distributeurs leur appartenant. C'est la réalité pointée du doigt par le World Independant Network (WIN), un réseau mondial informel de labels indépendants et de syndicats professionnels, dans son premier rapport sur le marché indépendant de la musique.

Blockchain and live music, not only a ticketing revolution

Blockchain technologies have many potential applications in the field of performing arts. They would permit to freely implement contactless payment systems or the control of nominal tickets ; but also to take over control of the second market of reselling tickets online ; and to issue and distribute electronic tickets in a highly secure manner. The emergence of blockchain technologies, like that of the Web in the 1990s, is a long-term, deep and fundamental evolution.

jeudi 9 février 2017

An analysis of the worldwide music streaming market

More and more consumers of streaming music subscribe to paid services like Deezer or Spotify. The number of subscribers to streaming services worldwide even tends to grow faster than their overall number of users, as evidenced by Spotify data for the period from September 2011 to June 2015.

mercredi 8 février 2017

Quelle évolution pour le marché mondial du streaming ?

De plus en plus de consommateurs de musique en streaming s'abonnent à des services payants comme Deezer ou Spotify. Le nombre d'abonnés à des services de streaming payants dans le monde a même tendance à croître plus vite que leur nombre global d'utilisateurs, comme le démontrent les données de Spotify sur la période de septembre 2011 à juin 2015.

mardi 7 février 2017

Dialogue sur le rôle de la data dans le marketing de la musique










Yvan Boudillet (ex-EMI France, fondateur de The Lynk) et David Weiszfeld (ex-Universal Music, fondateur de Soundcharts) échangent sur ce qu'est devenu le rôle de la data dans le marketing de la musique.









Le streaming payant s'impose aux Etats-Unis

Il y a eu plus de diffusions de chansons au quotidien sur les plateformes de streaming audio et vidéo américaines en 2016 (1,2 milliard en moyenne) qu'il ne s'en est vendu en téléchargement sur toute l'année (734 millions), souligne BuzzAngle Music dans son dernier US Music Industry Report 2016, paru début janvier.

lundi 6 février 2017

Dans l'angle mort de la vente directe

On manque quand même passablement de data dans le music business. A peine parvient-on à apprécier à peu près correctement, en 2016, la part de marché réelle des indépendants sur un certain nombre de marchés.  Aucun indicateur, en revanche, sur ce qui constitue certainement une part de moins en moins négligeable des ventes de musique : celles qui se font en direct, sur des plateformes comme Bandcamp.

Le SNEP confirme le retour à la croissance du marché français

Avec une progression de ses revenus de 8,5 % sur les 9 premiers mois de 2016, le secteur de la musique enregistrée en France semblait s'acheminer vers un net retour à la croissance sur l'ensemble de l'année. Le SNEP a confirmé une progression significative du marché, en amont de la publication de son bilan définitif fin février.

vendredi 3 février 2017

La « blockchain » déchiffrée, ses technologies émergentes dans le spectacle vivant

Le succès de la monnaie virtuelle Bitcoin a suscité un intérêt soudain pour sa technologie adjacente de "blockchain". Les technologies de blockchain permettent d'assurer la confiance dans la monnaie Bitcoin et dans ses échanges, sans qu'aucune autorité centrale n'intervienne entre deux parties.

Distorsion de réalité dans le streaming

Discussion à propos des soupçons de fraude dans le streaming hier sur FB. Le quotidien Les Echos résume très bien l'affaire ici. Le SNEP s'étonne des performances de certains artistes de rap, et craint que des batteries d'ordinateurs ne tournent "en boucle" pour gonfler artificiellement le nombre d'écoutes qu'ils enregistrent.

La vraie part de marché des indés

La part de marché des labels indépendants de musique est généralement évaluée en part "distributeurs", ce qui ne reflète pas la réalité de leur poids économique réel, plus de la moitié d'entre eux (52 %) étant distribués par des majors ou des distributeurs leur appartenant.